LES COMPTINES COMME PREMIERES APPROCHES DES MATHEMATIQUES

 

       

            Quand on parle de comptines, ce qui nous vient le plus fréquemment à l’esprit, ce sont les comptines que l’on lit aux enfants et qui ont un rapport avec « le français », et non les comptines que l’on pourrait utiliser pour aborder les mathématiques.

           

            Cependant, à certaines occasions on peut utiliser la comptine en mathématiques afin de permettre aux enfants de:

           

            * Découvrir l’écriture en lettres des nombres           

            * Comparer cette écriture à l’écriture mathématique

            * S’approprier les différentes fonctions des chiffres ( c’est-à-dire le numéro, l’ordre, le nombre…)

 

            Tous cela permet donc d’effectuer un travail sur la manipulation et la connaissances des nombres, qui ne doit toutefois pas commencer avant le début de la MS.

 

 

            Comme s’accordent à le dire plusieurs auteurs, les comptines ont une place très  importante à l’école (essentiellement en maternelle en MS et GS).

            Il faut donc en profiter pour que les enfants rencontrent un maximum de ces comptines pendant leur début de parcours scolaire; de ce fait, l’enseignant a un rôle très important à jouer.

Il doit à la fois:

            * dire et lire régulièrement des comptines aux enfants

            * trouver la comptine la plus adaptée à l’objectif à atteindre

 

 

Mais d’où viennent-elles?

Où les trouve-t-on?

-->Elles proviennent souvent de sources variées, certaines sont traditionnellement connues du  public, d’autres ont été transmises par des instituteurs, et d’autres encore sont issues de documents diverses (livres pour enfants, ouvrages pédagogiques…).

 

 

Exemples de comptines :

 

A la une

Je surprends la lune

A la deux

Je la coupe en deux

A la trois

Je la donne aux oie

A la quatre

On veut me combattre

A la cinq

Je rencontre un prince

A la six

J’aime une écrevisse

A la sept

J’attrape une comète

A la huit

On me déshérite

A la neuf

Mes souliers sont neufs

A la dix

J’ai du bénéfice.

 

 

Un petit polichinel

Qui danse sur sa fenêtre

Un, deux, trois

Il se fiche en bas

Quatre, cinq, six

Il remonte bien vite

Sept, huit, neuf

A des cornes de bœuf

Dix, onze, douze

Et des jambes toutes rouges.

 

 

            Comme on peut le voir dans ces comptines et dans bien d’autres encore, des nombres apparaissent soit isolés, soit sous forme de comptes ou décomptes.

            De tels textes peuvent conduire à les nommer, les reconnaître, représenter des quantités avec le doigt ou des objets, les comparer …

 

 

CONCLUSION :Les comptines donnent lieu à des activités ludiques préparatoires aux mathématiques qui participent, comme les jeux de prononciation et de langage, à la formation intellectuelle de l’enfant.

           

 

 

Extrait de Comptines à malices      M.Odile TABERLET      Armand Colin

 

L’ouvrage sur lequel on s’est appuyé traite aussi en grande partie des comptines comme:

            *appropriation de la face sonore du langage ( similitudes sonores, rimes et assonances)

            *moyen d’expression corporelle et de mime

            *travail sur les règles d’écriture ( prendre conscience du fait qu’un texte poétique est justement poétique grâce à des règles d’écriture).

Autres références:

            * Le livre du maître  J’apprends les maths    BRISSIAUD      GS

            * Comptines numériques   CDDP de l’Aube

            * Comptines pour compter   Corinne Albaut Actes Sud Junior

 

 

 

 

SEANCE DE CALCUL MENTAL

 

 

I) Trouve le résultat encadré en n’utilisant qu’une fois les chiffres

     6-7-10-3-1-9            total  241

Ex: 7-3=4    6*4=24   24*10=240    240+1=241

 

 

II) Je pense à un nombre. En lui ajoutant 75, j’obtiens le double de 50.A quel nombre ai-je pensé?

Solution: 25

 

 

III) Un nénuphar double de taille chaque jour. Il a recouvert la moitié de l’étang en 18 jours.

En combien de temps aura-t-il recouvert tout l’étang?

Solution: 19 jours

 

 

 

 

TRAVAIL SUR LES ALBUMS

 

 

 

            L’essorage mathématique: essayer de trouver tout ce qui peut avoir rapport avec les mathématiques dans un album. C’est un outil pour déterminer la richesse d’un album.

L’album doit avant tout plaire à l’élève et au maître.

 

Il faut que les séances d’apprentissage en classe ne soit pas raccroché artificiellement à un album.

 

Le mieux c’est de mettre en place une séance qui contribue à l’appropriation de l’album par l’enfant.

 

Exemples: 

 

*Le chat orange   utilisation interdisciplinaire d’un album à la maternelle

à problème: séances justement raccrochées artificiellement

 

Exemple d’une mauvaise séance: activité où les enfants doivent essayer d’attraper les souris au lasso pour donner à manger au chat orange.

C’est complètement artificiel !!

 

 

Pour travailler autour du nombre, il existe d’autres albums.

 

Ce sont des albums qui, quand on les lit, amènent les enfants à dénombrer ( cf TOC TOC TOC ).

 

On peut utiliser des étiquettes de la taille de l’album, découpées dans du bristol, où apparaissent des nombres sous forme de cardinal, le constellation…Chaque étiquette est placée à la page qui convient.

 

Dans ateliers, un album pour 4 enfants:

 

« Cette nuit, quelqu’un est passé dans la classe et à volé les étiquettes. Vous allez devoir remettre les étiquettes dans l’album et quand vous serez d’accord, vous m’appelez ».

Pour vérifier, derrière les étiquettes il y a une enveloppe où se trouve une photocopie de la page correspondante.

 

 

*Pilotin  ( histoire d’un petit poisson qui pour éviter à ses copains de se faire manger par les gros poissons, donne l’idée de faire un ban de poissons ayant justement la forme d’un poisson ( Pilotin serait l’œil).

 

On peut proposer aux enfants de décompter les poissons (20, 30), de les découper et de les disposer à la façon de Pilotin sur une feuille en respectant l’orientation.

 

 

 

Un grand nombre d’albums ont une structure logique basée sur des séries:

 

*Un petit trou dans une pomme

Présence de séries qui structurent l’histoire, telles que:

            -les fruits (pomme, poire, fraise)

            -les couleurs (jaune, rouge…)

            -les adjectifs qualificatifs des fruits (grosse pomme, belle poire…)

            -des verbes différents chaque page (trouva, rencontra, découvrit…)

            -les animaux (escargot, chenille…)

 

 

Cela renvoi à deux types d’actions:

 

            *repérage des séries et structures de la chronologie de l’histoire

            *travail pluridisciplinaire (math., français) avec mise en évidence des séries et re-fabrication d’un album à la manière de…

 

 

*Les trois petits loups et le grand méchant cochons

Une cinquantaine de séries apparaissent dans cet album.

En cycle 3, travail d’analyse de la structure pour passer à un travail de réécriture.

A cet âge, les enfants sont capables d’accéder à l’humour.

 

 

*Sept souris dans le noir

Aspect codage et décodage de l’album.

à codage et décodage étant des gestes fondamentaux en mathématiques.

 

Hypothèses du prof: beaucoup de problèmes  posés aux enfants sont des problèmes liés au texte. Ils ont des difficultés à se représenter l’histoire.

 

Il est donc intéressant de proposer très tôt des lectures d’albums aux enfants; ça leur permet de donner du sens aux mots et à leurs lectures futures.

 

 

IL existe des albums codés à  Petit bleu et petit jaune

                                       Le petit poucet

                                      Le petit chaperon rouge

 

Exemple d’album codé par des PS en trois mois : Le magicien des couleurs

            à Les enfants avaient choisit comme code les couleurs:

*les persos étaient codés par des disques

*la colère était codée par la position des yeux, de la bouche, sur les disques…

 

 

Présentation de  Le loup est revenu et de son codage par des enfants